L'archipel Guadeloupéen fait partie de l'arc des petites Antilles. Plus au nord il y a St Martin/ St Barth et plus au sud Dominique/Martinique. Cela faisait huit ans que je n'avais pas foulé ces territoires créoles et je suis bien obligé de constater qu'il y a quelques changements.
Incontestablement il y a les dégâts des puissants cyclones de l'Automne avec leurs intensités records, maltraitant les coraux bien fragiles dus aux conséquences du réchauffement climatique. Les belles images "carte postale" de jadis commencent à se ternir devant les sargasses, des algues brunes flottantes, en pourrissant sur le sable , elles dégagent une odeur pestilentielle,et ce ne sont pas c'est végétal qui ralentiront le phénomène d'érosion, la mer monte, les coraux disparaissent, les espèces invasives s'installent causant de gros dégâts à la biodiversité .
Tout un écosystème en péril, probablement le début d'un changement dans les caraïbes . Aujourd'hui l'océan souffre et la terre agonise.
Mais pendant combien de temps ?
Revivre l'aventure passée à St Barth en 2005, tel était l'ambition. En fait, je souhaitais plutôt rester à St Martin le temps de la saison. Billets d'avion en poche, location d'appart bloquée, le tout pour un départ le 10 novembre .
Tempête du siècle pour les uns, monstre météorologique pour les autres et pour moi changement impératif de destination. Un repli stratégique dans les Caraïbes avec comme destination la Guadeloupe.
Les effets du cyclone restent effroyables devant les ravages constater à travers les médias. Je me prépare à ma future escapade avec appréhension d'une nouvelle dépression . On entend d'autres noms de tempêtes José,Katia ... puis Maria qui s'approche en direction de la Guadeloupe avec une puissance comparable à celle d'Irma. Sur un air sceptique, j'assiste impuissant à la trajectoire de cette nouvelle tempête qui dictera les grandes lignes de mon prochain voyage.
C'est dans la diversité de ses paysages et de ses milieux naturels que j'ai trouvé la vraie richesse de cet archipel.
Des rivages de sable blanc aux forêts d'altitude de Basse-terre en passant par les îlets de palétuviers du Grand Cul-de-sac marin, les falaises rocailleuses du Nord Grande-terre et les cultures de cannes à perte de vue.
Les premiers habitants, les Indiens Arawak, la surnommaient Karukera " l'Ile aux belles eaux" et aujourd'hui elle porte encore bien son surnom, de l'eau comme s'il en pleuvait, la Guadeloupe, surtout la Basse-terre regorge de torrents, de cascades et de bassins où s'ébattent poissons et crustacés.
Très vite avec Hélène, nous irons découvrir les fantastiques milieux naturels aquatiques de l'île. Des canyonings au pied du volcan de la Soufrière dans des rivières aux eaux tumultueuses avec décors tropicaux en toile de fond, de magnifiques paysages secrets s'ouvrent à nous entre deux descentes en rappel quelque peu sportif.
Plus calcaire et beaucoup plus sec, la Grande terre affronte l'océan à coup de vague imposante sur ses hautes falaises. La pointe de la vigie au bout de la route du Nord rappel les paysages Bretons . Plus loin, cachée entre les raisiniers rabougris, une petite baie offre le calme d'un lagon, c'est la plage d'enfer, un moment sympa pour la baignade loin de l'écume et des alizés .
Beaucoup plus touristique les journées détente à l'ilet du Gosier, c'est une petite frange de sable blond et de cocotiers d'un kilomètre de long. Un petit bateau traverse en moins de dix minutes, l'endroit est paradisiaque et très prisé des pique-niques les pieds dans l'eau . Il faut juste penser au planteur pour que la magie du lagon s'offre à nous en mode apéro avachi dans l'eau turquoise. Un bonheur!
Il y a même un petit snack, une petite cabane Robinson, l'histoire d'agrémenter le breuvage d'une barquette d'acras.
La Guadeloupe compte encore quelques belles mangroves, aujourd'hui gérer par la réserve naturelle du Grand cul-de-sac marin.
Difficile d'y accéder , on ne sait pas bien comment l'aborder, par la terre ou par la mer ?
Les palétuviers s'enchevêtrent les uns sur les autres forment de vrais îlots immerger par leurs racines.
Je choisis l'option kayak pour découvrir ce milieu naturel, sous l'eau, une faune on ne peut plus variée s'agite entre les racines, huîtres, éponges et diverses algues, beaucoup de juvéniles trouvent refuges et quelques barracudas malins profitent d'une nourriture abondante.
Dans les arbres aussi il y a foule, les grandes aigrettes blanches s'envolent à l'approche de mon embarcation puis à la nuit tombée j'assiste à un ballet de bihoreaux violacés en harmonie avec les montagnes de basse terre .
Le soleil décline, la toile se teinte d'orange et la nature m'offre encore l'une de ses plus belles facettes.
Retour le temps d'un post sur cette malicieuse "Maria" à la trajectoire imprévisible. Une destinée de vacance quelque peu bouleversée avec tout de même un beau voyage au soleil des caraïbes.
Tout au long du périple nous constaterons les nombreuses scènes d'acharnement du cyclone sur la nature .Les îles voisines de l'archipel Guadeloupéen en particulier La Dominique ont été gravement touchées.
Des paysages ravagés, des arbres déchiquetés, des tôles éparpiller, l'apocalypse ! encore présents deux mois après . Le cyclone à traverser une partie de Marie-Galante, balayer les îles des Saintes, souffler quelques arbres et maisons sur Basse-terre et c'est acharné sur la Dominique, telle Irma sur St Martin .
Aujourd'hui, il faut nettoyer et retrouver une dignité face à la nature, ça va être long pour reconstruire la Dominique, compliquer d'évacuer ces arbres tomber dans tous les sens comme dans un jeu de mikados géants, il faudra attendre très longtemps pour retrouver des fonds marins intacts.
Bien sûr, il y a toujours eu des cyclones dans les caraïbes, mais leurs intensités et leur nombre deviennent préoccupent.
Petit archipel paradisiaque abritant la troisième plus belle du monde . Les Saintes et ses plus belles plages, ses panoramas exceptionnels et son fort Napoléon, sentinelle de la baie.
L'Archipel est constitué de deux gros rochers, Terre-de-haut et Terre-de-bas , cette dernière est légèrement plus grande , mais beaucoup moins touristique, puis autour , quelques cailloux très accidentés aux côtes déchiquetées s'étirent sur le décor carte postal.
Un véritable petit paradis terrestre au climat très sec, surprenant à quelques encablures de la luxuriante Basse-terre.
Les îles n'offrant pas de terre à cultiver, peu d'esclaves noirs y furent introduits et aujourd'hui encore les métissages sont peu fréquents. Beaucoup de descendants de Bretons ont colonisé l'archipel à l'image de St Barth aux îles du Nord.
Sans culture vivrière et sans eau, les habitants dépendent entièrement de la Guadeloupe. Le touriste est la principale ressource de Terre-de-haut, quelques charpentiers de marine exercent à Terre-de bas et puis il y a toujours les pêcheurs qui partent chaque jour sur leurs embarcations traditionnelles.
On ne peut pas passer une journée aux Saintes sans aller piquer une tête au fameux " Pain de sucre" . Ce rocher basaltique qui est en réalité le symbole de l'île. l'eau est transparente et propice au snork , ici tout le monde à la tête dans l'eau en mode masque et tuba.
Mais le best de Terre-de-haut , c'est lorsque les visiteurs d'un jour quittent l'îlet vers 17h , laissant place au spectacle du coucher de soleil sur la baie . C'est avec le sourire des Saintois que nous partageons le ti punch .
Plus vaste et plus sauvage avec seulement deux routes, Terre-de-bas reste dédié à la rando, les habitants sont très sensibles à l'environnement et malheureusement forcent de constater lors de mon passage qu'ils ont subi "Maria" de plein fouet !
Presque comme la voisine, La Dominique.
Je quitte encore envoûter la magie des Saintes dans un ferry au moteur pétaradant en direction de Trois Rivière.
Fin de la première partie de mon voyage avec Hélène sur les îles de la Guadeloupe, plages, plongées et farnientes, constat des derniers cyclones et canyonings du côté de Deshaies . La deuxième partie du voyage en mode solo restera consacrer Essentiellement au trek sur les ailes du papillon entre Grande-terre et Basse-terre .
🏑 Carnet de note :
A travers les routes des îles de Guadeloupe: Air bnb, Villa entière, Bungalow entier, Chambre chez l'habitant .Très bon moyen d'explorer les îles en itinérance****
Le Genois , Restaurant, Terre-de-haut aux Saintes, très agréable vue sur la baie, poissons excellent ***
CIP Guadeloupe , club de plongée à Malendure **** Super accueil
Atlantis location Voiture de location pas cher sur Grande terre, une bonne adresse pour la Guadeloupe.















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